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Alex-Mot-à-Mots

https://alexmotamots.fr/

Alex L., lectrice compulsive, presque anonyme.
Ayant une préférence pour les bons polars, mais aimant aussi les autres genres (sauf la SF, pitié....)

23 novembre 2021

castes, Inde

Ce roman m’a offert une plongée en Inde. Dans une ville du nord du pays survivent une mère et sa fille dans la Ruelle, le quartier des prostituées.

Veena est une mère pleine de colère qui se désintéresse de sa fille, bouche inutile à nourrir. Chinti grandit comme elle peut derrière la cloison qui la sépare des activités de sa mère.

Mais à 10 ans, Chinti est une jolie petite fille qui commence à attirer le regard des hommes.

Pas loin, il y a la maison des hijras, ces femmes qui sont nés dans un corps d’homme.

Au milieu de ces femmes un homme, le méchant, propriétaire d’un des temple de la ville dont la concupiscence se drape d’aide aux plus démunis.

Je disais donc que j’ai aimé cette plongée dans l’Inde moderne où l’on brûle encore les corps, où les basses castes sont toujours à part.

Mais sous ce verni de coutume, les hommes sont toujours dominants, décrit comme ayant le sexe à la main comme les divinités qu’ils vénèrent.

J’ai aimé que l’auteure soit au plus près de ses personnages, notamment Bholi et ses barrettes papillons qui brillent.

Une fin un peu cousue de fil blanc qui m’a laissé dubitative après le grand final révolutionnaire.

Et puis Chinti petite fourmi, répété à l’envie, a fini par me lasser.

L’image que je retiendrai : celle des odeurs, des saveurs et des couleurs.

23 novembre 2021

destin de femmes, Irak

Un récit court mais poignant : l’histoire d’une jeune fille amoureuse qui accorde à son fiancé une étreinte qui la rendra enceinte avant que celui-ci ne parte à la guerre.

Le fiancé meurt, la fille et sa famille sont déshonorés.

Nous sommes en Irak, dans un village au nord du pays où les traditions sont tenaces.

Tour à tour, nous entendons parler la mère qui respecte à la lettre ces traditions depuis son enfance ; le grand frère qui n’ose se rebeller mais qui est un progressiste ; le frère qui lavera l’honneur de la famille ; et la petite dernière qui ne comprend pas grand chose à ces histoires de coutumes et de mort.

Et entre chaque parole, le Tigre qui se remémore le Grand Gilgamesh et ses conquêtes, maintenant sous le sable du désert.

Quelques citations :

C’est une fin stupide. Je rêvais d’héroïsme, je suis un dégât collatéral.

Notre banlieue crasseuse, grise de poussière, bardée de drapeaux noirs, rouges, verts. Le deuil, le djihad, la foi. La trinité des miséreux.

L’image que je retiendrai : celle de la couleur noir, omniprésente.

Éditions de L'Olivier

17,00
23 novembre 2021

Alaska

La neige, le froid, j’aime bien mais derrière une fenêtre et devant un feu de bois. J’hésitais donc à ouvrir ce roman nommé Blizzard qui allait m’entrainer au coeur d’une tempête de neige en Alaska.

Et j’ai adoré ce roman de bout en bout. Car la tempête ne dure pas, ouf, et n’est pas le centre du récit, re-ouf.

Ce sont 4 personnage que l’on entendra parler tour à tour : Bess qui a lâché la main de l’enfant en pleine tempête ; Benedict le père parti à la recherche de son fils ; Benedict l’ami venu donner un coup de main et Cole, personnage étrange.

Chacun à leur tour nous raconte par petits bouts leur lien avec Thomas, l’enfant disparu dans le blizzard.

J’ai aimé découvrir ces vies douloureuses pour différentes raisons, mais ces hommes et cette femme toujours là, continuant d’avancer, même dans l’adversité.

J’ai moins accroché au secret de famille, mais il explique l’attitude du frère de Benedict disparu.

Un roman dans lequel la nature est moins féroce que les hommes eux-mêmes.

L’image que je retiendrai : celle de la motoneige qui fait des siennes mais qui oblige les personnages à faire autrement.

24,00
9 novembre 2021

Angleterre

Nous retrouvons la famille Cazalet au sortir de la guerre, qui doit se débrouiller avec des tickets de rationnement, mais qui boit du champagne à chaque bonne occasion.

La Duche décide de fermer Home Place pour venir vivre à Londres, et chacun de ses fils vend sa maison pour une maison plus petite.

Des couples se séparent, d’autres se forment et certaines petites filles de la Duche se marient ; partant même en Amérique.

Archie est plus que jamais présent.

Un bien beau dernier opus car l’auteure a voulu clore cette saga avec ce tome en première intention.

L’image que je retiendrai :

Tous les hommes, ou presque, font de la peinture….

9 novembre 2021

vie moderne

Pendant toute ma lecture de ce récit plutôt violent, je me suis demandée pourquoi la jaquette donne à voir une bulle de détente…

Car oui, ce roman est violent : d’abord parce que le fils d’une famille bourgeoise se retrouve en prison pour avoir frappé un policier.

Ensuite parce que nous découvrons par petites touches l’enfance de Anna, la mère : une enfance sous le signe de la soumission à la bande du quartier.

Anna a tout fait pour échapper à ses agresseurs et a profité de sa chance pour se construire une vie bourgeoise, propriétaire de sa pharmacie, vivant dans une grande maison surplombant la mer suite à un beau mariage.

Son fils fréquente les meilleurs écoles et Clubs avec son ami Tim, jusqu’au jour fatidique.

Un tournant après lequel Anna va se retrouver de nouveau seul.

J’ai aimé cette femme qui a tenté comme elle a pu d’ignorer ses blessures, tenté d’appartenir à un monde qui n’est pas le sien.

Mais je crois que je la préfère dans son geste final.

Une citation :

Elle pense à son propre sujet (du bac de philo) sur lequel elle planchait depuis plus de trente ans : L’homme a-t-il, par son action, le pouvoir de changer sa destinée ? (p.176)

L’image que je retiendrai :

Celle de l’importance de réseauter, même si ces fameux réseau ne lui servent pas à grand chose quand son fils est en prison.